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Affichage des articles associés au libellé cinéma

La Noire de...d' Ousmane Sembène

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  C'est après trois courts-métrages, dont Borom Sarret (1), qu' Ousmane Sembène réalise en 1966 son premier long métrage. Adapté d'une nouvelle de son recueil Voltaïque , et qui évoque l'expérience tragique d'une femme sénégalaise en France, cette histoire s'inspire d'un fait divers qui s'est déroulé à Antibes en 1958. Mais le film a également une résonance autobiographique. Car Sembène  résidera durant douze ans à Marseille. Il y sera docker jusqu'au jour où un grave accident de travail ne l'immobilise. C'est durant cette période d'inactivité qu'il écrit son premier roman, Le docker noir , qui est entre autres un précieux témoignage sur la présence et les conditions de vie de l'immigration africaine à Marseille.      Suite aux vents des indépendances, le Tiers-Monde voit l'émergence de cinéastes dont l'un des apports va consister à déranger un regard occidental jusqu'à lors exclusif. Ils ont pour nom Satyajit Ray, ...

SUPERFLY. UN FILM DANS LE FILM.

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        Pièce maîtresse de la foisonnante discographie Curtis Mayfield, Superfly semble être né d'un malentendu. Car ce chef d’œuvre constitue un exemple, sans doute unique, d'une bande originale qui visait à contester certaines interprétations possibles du film... Réalisé en 1972 par Gordon Park Jr., Superfly narre le dernier gros coup que s'apprête à effectuer un gros dealer new-yorkais. En règle générale, ce fameux ''dernier coup'', archétype scénaristique du genre, s'avère fatal et se conclue, comme dans la tragédie, par la chute du héros. D'emblée le décor est posé : après une séquence sur la misère d'un quartier new-yorkais, nous sont rapidement présentés le héros et quelques dealers qui ne s'avèrent être que de simples employés au service d'un commissaire de police qui, de façon ironique et quasi-prémonitoire, se nomme Reagan. Interprété par l'acteur Ron O’neal, le personnage de Priest deviendra rapidement iconique au poi...

1989 : Quand Spike Lee et Public Enemy se rencontraient....

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  Qui a pu oublier le générique d'ouverture de Do the Right Thing et le solo d'un saxophone aussitôt effacé par une Rosie Perez qui, en gants de boxe, danse frénétiquement sur le Fight The Power de Public Enemy ? Durant un peu plus de trois minutes, celle qui tient le rôle de Tina, épouse parfaitement le rythme d'un brûlot qui demeure indissociable d'un film qui, inspiré par la vague de meurtres racistes qui eurent lieu à la fin des années 1980, consacrera définitivement Spike Lee... Spike Lee et la musique.    La musique a toujours tenu une place primordiale dans le cinéma de Spike Lee et il ne pouvait en être autrement pour le rejeton du jazzman Bill Lee qui, sa carrière durant, accompagnera Aretha Franklin, Duke Ellington ou encore John Lee Hooker. Aussi, malgré des relations compliquées, le cinéaste conviera son père pour les bandes originales de Joe's Bed-Stuy Barbershop: We Cut Heads (1983), Nola Darling n'en fait qu'à sa tête (1986) ou ...

L'impossible Voyage...

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             Le rapport qu'a entretenu Céline au cinéma, excepté de solides amitiés avec Le Vigan, Arletty ou Michel Simon se serait résumé à un rejet absolu comme en attesterait, entre autres, ce passage des Entretiens avec le professeur Y  : « je laisse rien au cinéma ! Je lui ai embarqué ses effets […] j’ai capturé tout l’émotif ! » . Pourtant, avant de prétendre avoir vidé le cinéma de toute sa moelle et de son utilité, l'écrivain n'avait pas toujours affiché cette attitude. Son mépris peut s'expliquer, en grande partie, par un projet avorté et auquel de nombreux réalisateurs tenteront, en vain, de donner vie durant plus d'un demi-siècle...      Parmi les plus projets les plus fous, ambitieux et sans doute impossibles qui ont hanté des générations de cinéastes, il est difficile de ne pas évoquer l'adaptation cinématographique de Voyage au bout de la nuit. Cette idée pris consistance ...

Dupont La Joie, la prochaine fois le feu...

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         En parcourant quelques-uns des films français qui ont prétendu prendre pour objet la question du racisme, on note que l'on navigue le plus souvent entre le paternalisme le plus répugnant, la (dé)monstration visqueuse des bons sentiments et le racisme le plus décomplexé. 1 Nombre de ses œuvres, qui ont pu être saluées à leur sortie en raison de leur supposée audace, portent un discours idéologique des plus problématiques. Outre la définition qu'elle donnent du racisme, elles se distinguent, avant tout, par la volonté de préserver les institutions étatiques de toute critique. Ce tabou n'est pas le seul fait du cinéma français si l'on songe par exemple au cas du western dit pro-indien dans lequel, après les massacres et les spoliations, le problème du racisme trouve sa résolution par le dévouement sans limites de la figure du justicier au visage pâle . Ainsi, le racisme devient le prétexte providentiel par lequel une bonne conscience f...